2063Now | Janvier 2026
Alors que l’année 2025, marquée par de profonds bouleversements géopolitiques, de nouveaux espoirs économiques et un fort rayonnement culturel, s’achève, 2063Now partage les dix vœux et ambitions que nous formulons pour le continent en 2026.
Ce premier volet de notre série est consacré aux enjeux clés de l’énergie, de la politique, des technologies, de la culture et des conflits.
- Energie : De la connexion à l’industrialisation, le changement nécessaire d’ambition
L’énergie a été au cœur de l’année 2025 avec le lancement effectif de l’initiative « Mission 300 » de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, visant à donner accès à l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici à 2030 grâce à la mise en œuvre de feuilles de route nationales (« compacts »), au soutien d’organisations philanthropiques (Rockefeller Foundation, Sustainable Energy for All) et d’investisseurs privés [1].
Ce momentum singulier sur une question africaine majeure doit pousser les acteurs africains (gouvernements et acteurs privés) à une réflexion plus profonde, qui s’inscrit au-delà des seuls objectifs de connexion individuelle, pour s’orienter vers une perspective d’industrialisation et de création de chaînes de valeur, avec un point d’attention particulier sur les lignes de transmission et de distribution (« grids ») dont la modernisation et le développement sont capitales pour porter une vraie ambition énergétique [2]. Toute autre approche ne permettrait pas aux pays africains de transformer localement leurs ressources, de bénéficier de la révolution technologique, notamment de l’intelligence artificielle, ni de créer les emplois nécessaires pour permettre à la jeunesse africaine de se réaliser sur le continent.
Pour ce faire, nous souhaiterions voir davantage d’innovation dans les approches menées par les gouvernements et leurs partenaires multilatéraux, notamment à travers la création de facilités de crédit concessionnel pour permettre la recapitalisation des compagnies nationales d’électricité, ou encore en autorisant des investisseurs privés à investir dans les lignes de transmission. De plus, un accent particulier doit être porté sur les mécanismes de financement en monnaie locale, mieux à même de mobiliser l’épargne des ménages africains via les fonds de pension et les institutions financières africaines [3]. Ces institutions doivent se montrer à la hauteur de ces défis et agir plus rapidement pour déployer le capital là où il est nécessaire, en particulier les investisseurs institutionnels disposant de mandats de long terme (L’Africa Finance Corporation estime que l’ensemble des capitaux domestiques sur le continent dépasse 4 000 milliards de dollars [4]).
2. Politique : La démocratie africaine à l’épreuve de 2026
L’année 2026 sera éminemment politique pour les pays africains. Avec près de 16 élections générales (Bénin en deux temps, Cap-Vert, Somalie, Ouganda, Maroc, Sao Tomé-et-Principe, Soudan du Sud, Zambie), présidentielles (République du Congo, Djibouti, Gambie) ou législatives (Algérie, Côte d’Ivoire, Éthiopie) sur le continent, les Africains seront appelés aux urnes pour décider de leur destin [5].
Le crédit de la démocratie n’a jamais été aussi faible en Afrique, en écho aux tentations vers des régimes autoritaires observables dans le monde entier. Si des espoirs, à l’exemple de la transition politique par les urnes au Botswana (octobre 2024) [6], existent, les tristes spectacles offerts par la Tanzanie et le Cameroun, dont les gouvernements ont violemment réprimé la contestation des résultats des élections présidentielles en 2025, démontrent l’incapacité de certains gouvernants à respecter les choix des populations et la brutalisation de la politique en Afrique. L’incapacité des gouvernants à entendre et à traiter paisiblement les contestations sème les graines de la colère, de la division et du chaos.
Pour éviter l’implosion des États africains, nous espérons que l’année 2026 marquera le retour à la stabilité et à un cadre serein d’unité nationale autour de ces événements politiques et démocratiques. Il apparaît également nécessaire de réfléchir aux formes que peut prendre la démocratie représentative dans le contexte précis de chaque pays afin de mieux refléter les disparités culturelles et religieuses dans la gouvernance des États. De plus, un point d’attention particulier doit être porté à la compréhension des aspirations des jeunesses africaines, qui ont vaillamment exprimé leurs revendications en faveur de plus de droits et d’un meilleur accès aux opportunités économiques dans le cadre des mobilisations de la génération Z et d’autres mouvements de contestation (Madagascar, Kenya, Maroc, Cameroun) [7]. Des solutions telles que la mise en œuvre d’assises nationales, de parlements des jeunes et de « shadow governments » peuvent contribuer à davantage de dialogue et à une meilleure compréhension entre les élites politiques et la jeunesse.
3. Technologies : Positionner l’Afrique comme acteur majeur de la révolution mondiale de l’IA
En l’espace de quelques années seulement, l’intelligence artificielle (IA) s’est imposée dans le monde comme la nouvelle frontière technologique et industrielle, capable de bouleverser l’ensemble des activités humaines.
Le continent ne pouvant manquer cette révolution, les acteurs publics et privés se sont saisis du sujet pour développer les politiques publiques, les infrastructures digitales, les applications et les programmes de formation nécessaires à la création d’un écosystème digital au service de l’innovation et de la création de valeur.
Dans un contexte mondial marqué par la compétition technologique et géopolitique autour des questions d’IA entre les États-Unis, la Chine et l’Union européenne, les pays africains font preuve d’agilité diplomatique en tirant parti de partenariats multiples (bilatéraux, avec des groupes privés arrivés en Afrique tels qu’Ericsson, Siemens, Alcatel, Huawei, ZTE, etc., ou des fondations philanthropiques) entre ces trois principaux acteurs [8], tout en réfléchissant à des opportunités de mutualisation et de coopération au niveau continental [9].
Le sommet « Global AI Summit on Africa » s’est tenu en avril 2025 à Kigali autour de nombreux chefs d’État et acteurs du secteur, avec l’ambition déclarée de faire du continent un leader mondial dans l’adoption d’une IA éthique, fiable et inclusive, permettant d’accroître l’innovation et la compétitivité des économies africaines et le bien-être de leurs populations [10].
Nous espérons que l’année 2026 sera l’occasion de mettre en œuvre les éléments de la Déclaration africaine sur l’intelligence artificielle, ratifiée par les États participants, en particulier la structuration du Fonds pour les infrastructures digitales africaines [11]. Avec un objectif de dotation de 60 milliards de dollars, le fonds visera à investir dans « le développement et l’expansion de l’infrastructure d’IA, le développement des entreprises africaines d’IA, la constitution d’un solide vivier de praticiens de l’IA et le renforcement des capacités nationales de recherche en IA, tout en respectant les principes d’équité et d’inclusion ». Sans un investissement massif dans les infrastructures digitales (les 54 pays africains comptent aujourd’hui moins de centres de données que la France, 211 [12] contre 348), les Africains ne pourront développer une véritable souveraineté numérique, leur permettant de protéger leurs données et de les monétiser à travers de multiples champs d’application.
4. Culture : Poursuivre la valorisation des patrimoines historiques et culturels, et les processus des restitutions
La valorisation des patrimoines historiques et culturels africains est indispensable pour permettre aux populations africaines, dans leur grande diversité, de s’ancrer pleinement dans leurs réalités socioculturelles, de favoriser un travail de mémoire essentiel pour des espaces dont la construction étatique s’est faite dans la violence, et de permettre aux États africains de construire leurs récits nationaux pour eux-mêmes et pour le reste du monde, dans un contexte où la compétition mondiale entre les récits n’a rarement été aussi féroce.
Si le sujet est au cœur des préoccupations depuis les indépendances, certains pays ont, au cours des dernières années, fait de la culture un levier économique, d’ouverture sur le reste du monde et de renforcement de l’unité nationale, notamment à travers un travail de mémoire structuré et de rapatriassions du patrimoine spolié [13].
L’inauguration du Grand Musée égyptien (GEM), situé près de la Grande Pyramide de Khéops à Giza en novembre 2025, s’inscrit dans la tradition archéologique égyptienne et dans la volonté politique du gouvernement égyptien de renouer avec la grandeur de l’époque pharaonique [14]. Pays muséal par excellence, l’Égypte a investi massivement pour construire le plus grand musée archéologique du monde consacré à une seule civilisation.
Autre exemple, le Bénin incarne depuis 2016 l’un des modèles les plus aboutis en Afrique d’une politique culturelle ambitieuse au service de la mémoire et du développement économique. Le pays s’est engagé dans une entreprise diplomatique d’envergure pour obtenir la restitution de trésors royaux auprès de la France, valoriser son patrimoine spirituel (« Vodun Days »), ainsi que dans des investissements significatifs dans des infrastructures touristiques et muséales, afin de faire du Bénin une destination de référence du tourisme mémoriel et d’affaires en Afrique [15].
Ces exemples doivent faire des émules sur le continent, en particulier en matière de restitution de trésors royaux, de biens et d’objets culturels et cultuels, ainsi que d’œuvres d’art spoliées au continent depuis la colonisation. Au-delà des efforts diplomatiques et des accords bilatéraux, les fondations et les propriétaires privés ont également un rôle à jouer, à l’heure où une grande partie de ce patrimoine sera transmise dans les prochaines décennies à une nouvelle génération potentiellement plus attentive à la dimension éthique entourant la spoliation de ces biens.
L’organisation d’une conférence internationale sur la restitution des patrimoines, sorte de « Bandung de la culture » à l’initiative d’une coalition de pays africains engagés, pourrait remettre ce sujet au cœur des enjeux internationaux, favoriser une diplomatie africaine ambitieuse sur cette question et encourager la création d’initiatives facilitant le retour des patrimoines africains auprès de leurs populations. Une réflexion sur la préservation des patrimoines, notamment des langues et des savoir-faire en danger grâce aux nouveaux outils digitaux (e-bibliothèques), ainsi que sur la valorisation des propriétés intellectuelles africaines comme de véritables actifs économiques, comme le préconise le rapport du NEPAD et d’AfricaInvestor sur la souveraineté culturelle [16], apparaît également essentielle
5. Conflits : Accélérer la mise en œuvre effective des cessez-le-feu et des protocoles de paix sur le continent
Malgré de nombreux progrès au cours de la dernière décennie, notamment après les printemps arabes et la crise ivoirienne, le continent africain reste le foyer de nombreux conflits et zones de tension, en proie aux attaques terroristes, tuant des milliers de personnes, forçant des millions au déplacement et affectant la stabilité de nombreux pays.
La situation en République démocratique du Congo (RDC) ne s’améliore pas malgré les nombreuses déclarations du gouvernement. De nombreux groupes armés non étatiques s’affrontent dans les régions du Kivu (Nord et Sud) et dans la province de l’Ituri pour le contrôle territorial des ressources minières à l’est du pays, faisant des milliers de morts et des millions de déplacés chaque année [17]. Parmi ces groupes, le M23, soutenu par le Rwanda, fait figure de menace numéro un pour Kinshasa [18]. L’escalade des tensions avec Kigali n’a rarement été aussi élevée depuis la guerre civile des années 1990. Les accords de paix signés à Washington le 4 décembre 2025 par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame donnent une place importante à l’exploitation minière au profit des États-Unis, mais ne parviennent pas à mettre fin aux tueries en RDC [19] ni à l’avancée du M23 qui, avec la prise de la ville d’Uvira en décembre 2025, contrôle son territoire le plus étendu depuis la création du groupe armé (avant de se retirer de la ville sous pression américaine) [20].
Au Soudan, le pays n’a pas eu le temps de savourer la chute du régime d’Omar el-Béchir en avril 2019 et a sombré dans la guerre civile. Les Forces armées soudanaises (FAS) du général Abdel Fattah al-Burhan affrontent les Forces de soutien rapide (FSR) dans un conflit sanglant pour l’hégémonie territoriale, appuyé par de nombreuses puissances étrangères désireuses de faire avancer leur agenda géopolitique dans la sous-région et d’assurer un accès aux ressources aurifères du pays [21]. L’Égypte, la Turquie, la Russie, l’Iran et le Qatar soutiennent les FAS, tandis que les Émirats arabes unis, le Tchad et la faction du général Haftar en Libye soutiennent les FSR [21]. Ces nombreux soutiens logistiques et militaires accentuent la violence du conflit et le prolongent au détriment des populations, qui font face à l’une des plus graves crises humanitaires au monde [22]. Le conflit aurait fait entre 50 000 et 150 000 morts et provoqué le déplacement de 13 millions de personnes depuis le début de la guerre en 2023 [23]. Les portes de sortie du conflit semblent complexes tant le pays est profondément fracturé. Le groupe de négociation quadrilatéral (QUAD), composé des États-Unis, de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte et des Émirats arabes unis, mène un travail de médiation depuis juin 2025, sans succès à ce stade.
Autre pays sous tension, la Libye ne parvient pas à retrouver le chemin de l’unité nationale malgré une feuille de route onusienne et les efforts de médiation de l’Union africaine. Le pays est divisé entre trois forces principales : le gouvernement d’unité nationale, dirigé depuis 2021 par Abdelhamid Dbeibah, les soutiens du général Haftar, et les populations touarègues, sur fond d’ingérences étrangères et de menace djihadiste (État islamique et AQMI), notamment autour du contrôle des hydrocarbures libyens [24]. Les espoirs de paix et d’unité nationale demeurent minces et aucun processus politique ne semble, à ce stade, en mesure de rallier l’ensemble des parties.
Ailleurs sur le continent, les pays sahéliens (Burkina Faso, Mali et Niger) font face à de nombreux défis sécuritaires ayant profondément façonné l’ordre politique ces dernières années. Les coups d’État militaires (2021 au Mali, 2022 au Burkina Faso et 2023 au Niger) ont constitué une réponse à l’incapacité des gouvernements civils à endiguer la menace terroriste, sans pour autant mettre fin aux activités et aux exactions des groupes armés liés à Al-Qaïda, à l’État islamique ou encore au JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) [25]. Ces groupes profitent de la porosité des frontières et de l’amélioration de leurs équipements (armes, pick-up, drones) pour franchir régulièrement les frontières du Togo et du Bénin, contribuant à la déstabilisation de ces pays [26]. Autres pays durement touchés par la menace terroriste, le Nigéria et le Cameroun peinent également à endiguer les activités du groupe Boko Haram, faute de moyens suffisants, de réponses politiques concertées entre les deux pays (malgré la création de la Force multinationale mixte (FMM) en partenariat avec le Tchad) et d’une réponse économique et sociale adaptée à l’enclavement des populations du Nord [27].
Nous espérons que l’année 2026 marquera la mise en œuvre effective de cessez-le-feu dans les zones de conflit sur le continent et des avancées tangibles dans les processus de paix, sans lesquelles les populations civiles ne peuvent bénéficier d’une réponse humanitaire adéquate. Par ailleurs, l’instabilité chronique de certains pays affaiblit les possibilités de développement économique à même de répondre aux défis structurels auxquels ils sont confrontés. Au-delà des cessez-le-feu, il est essentiel que les processus de paix soient portés par les pays africains eux-mêmes, en partenariat avec les institutions régionales et continentales (Processus de Luanda, Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye, etc.). Le rôle grandissant des États-Unis et des pays du Golfe, notamment dans les cas congolais et soudanais, tend à affaiblir la diplomatie africaine et la capacité d’action des institutions africaines.
- [1] “Mission 300 is Powering Africa”, World Bank Group, 2025
- [2] “How Ketraco-Africa 50 PPP offers lessons on public projects”,
- Peter Mayavi, Business Daily, 2026
- [3] “The Energy Transition : Why Local Currency Capital Holds the Real Power”, Sarah Lemniei, Africa News Agency, 2025
- [4] “State of Africa’s Infrastructure Report 2025” Africa Finance Corporation, 2025
- [5] “Calendrier Electoral – Observatoire des Elections en Afrique » Farafina
- [6] “A Shift in Power: Botswana’s Historic Election”, Center for Strategic & International Studies, 2024
- [7] « Géopolitique de la Jeunesse », Paolo Stuppia, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026
- [8] “Navigating the Multiplexity of Africa’s Digital Partnerships amidst Global Rivalry” Folashade Soulé, University of Oxford, UK, 2025
- [9] “African Union Digital Transformation Strategy for Africa (2020–2030)”, African Union,
- [10] “Key takeaways from the Global AI Summit on Africa”, Kevin Ochieng, UNDP, April 2025
- [11] “The Africa Declaration on Artificial Intelligence” Global AI Summit on Africa, 2025
- [12] « Quatre pays africains concentrent 46% des data centers opérationnels sur le continent », Agence Ecofin, 2025
- [13] « Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain – Vers une nouvelle éthique relationnelle » Felwine Sarr, Benedicte Savoy, 2018
- [14] “A look inside Egypt’s newly unveiled Grand Egyptian Museum”, Mohamed A. Hussein, Aljazeera, 2025
- [15] « Le Bénin veut mettre en avant son patrimoine culturel et historique pour développer le tourisme » Bruno Faure, RFI
- [16] “A G20 Roadmap – Cultural Sovereignty as Infrastructure”, Africa Investors, AXM, AUDA-NEPAD, 2025
- [17] « RDC : Une paix qui se fait attendre », Jean Yves Ndzana Ndzana, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026
- [18] « M23« , United Nations Security Council
- [19] “Peace prospects dire’: More tensions as M23 fights on in DRC despite deal”, Shola Lawal, Aljazeera, Dec 2025
- [20] « RDC : le groupe armé M23 affirme avoir entamé le retrait de ses troupes d’Uvira » Le Monde Afrique, 17 Décembre 2025
- [21] « Soudan : Entre défis internes et ingérences étrangères, une guerre qui se poursuit indéfiniment », Roland Marchal, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026
- [22] “The catastrophe in Sudan”, Jeffrey Feltman and Michael E. O’Hanlon, Brookings, November 2025
- [23] “Sudan’s deadly divide: The RSF and SAF’s reign of terror”, Jeffrey Feltman Brookings, November 2025
- [24] « La Lybie, épicentre d’une crise multidimensionnelle », Imen Chaanbi, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026
- [25] « Un Sahel en recomposition face aux défis sécuritaires », Walid Ferguen, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026
- [26] « Terrorisme : comment lutter contre l’expansion des groupes djihadistes au nord du Togo et au Bénin ? », TV5 Monde, 10 août 2025
- [27] « Le Cameroun et le Nigéria pris en étau par Boko Haram », Rodrigue Nana Ngassam, Les Grands dossiers de Diplomatie N°89, Décembre 2025/ Janvier 2026

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